24 février 2009

L'arrivée II

Trois-Lacs.

Nous attendait là, un rutilant avenir jaune or metal flake comme le nouvel Impala dans le parking. Un jour, le carrosse jaune partit, laissant derrière mon coureur des bois, celui pour qui la forêt boréale n'avait plus de secrets. Cette deuxième déchirure fut fatale. Un de nous deux allait mal virer. Qu'importe, l'homme et sa Blanche Neige aux spaghettis secs étaient transportés, toujours par l'Impala, de joie.

L'Eldorado dans une ville de pâtes et papiers. Déjà, un paradoxe (ce groupe avec le chanteur à cinq octaves n'existait pas à l'époque. Oui, cinq Octave et Five Guys Named Mo, c'est semblable). L'autre effet contraire venait du décor. Où se trouvaient la forêt et le pit de sable dans lequel on roulait jusqu'au crique ? Qu'en était-il de l'étang, mon écosystème favori ? Et la maison victorienne avec ses lucarnes, ses dizaines de salles, ses planchers de bois franc qui craquaient, ses tentures de velours rouges, ses escaliers aux rampes travaillées, ses greniers aux fabuleux trésors, ses cabanons mystères qui reliaient toutes les chambres des Chevaliers ?

Rien, niet, nada, zilch. L'Impala se gara devant un triplex avec une cour commune et un terrain vague sur le côté.
Que voulais-tu que je fasse avec un terrain vague ?

5 commentaires:

É. a dit...

Oaaah… Y a plein de soleil dans ton texte !

Miléna a dit...

t'aurais pu faire un énorme jardin de vivaces.

Ou un potager.
Ou un terrain de soccer pour les mômes. Ou mettre une clôture de cèdres pour pas le voir, au pire.

McDoodle a dit...

C'était ça cher É., que du soleil.

Mil, toutes ces réponses sont bonnes et c'est ce que nous saurons la semaine prochaine !
; )

s.gordon a dit...

Ahhhhh pit de sable. (Soupir)

:)

Miléna a dit...

je te donne la tag. C'est chez moi que tu trouveras le sujet.

J'ai hâte de te lire.

:0)