23 novembre 2010

Portrait ou cliché

Toujours fascinant et désolant de constater qu'on marche seul dans la voie que l'on a choisie. Y'aura personne pour partager un mal de tripes, car la belle affaire est que nous sommes uniques. Les autres n’y pigent que dalle et sont occupés à gérer ce qui se passe dans leurs nids. C'est la charité bien ordonnée qui commence par elle-même. Pis l'écoute, c'est une business qu'il faut pouvoir se payer.

Diantre ! On dirait que je suis plutôt en rogne ces temps-ci.
Ha. D'où la disparition des blattes quand la lumière est.

Bah !
C'est juste le désir de rouler sur des berings bien huilés.
El resto, c'est sans importance.

Pis y'a le vent qui se lève du coup et qui veut partir avec ma mangeoire pour les mignonnes mésanges qui m'font des pss-min-min-min en me regardant aller dans la cuisine. Y'en a même une qui est entrée faire le tour du proprio. En autant qu'elle ne me sorte pas un oeil du gasket pensant s'faire un sauté de suif.

Il est vraiment poche ton lit.
Puis-je aller m'y blottir pareil ?

C'est méli-mélo, le physique y suit pas.
La tête probable que non.
Non plus.

***

8 commentaires:

manouche a dit...

La tête et les jambes ensemble; dans la solitude; normal; la mésange pense que tu as la chance de ne pas connaître de prédateur...

Joël a dit...

Dans une salle d'attete d'aéroport, j'ai repensé à un bout de ton texte hier quand mon Zipodde en mode hasard m'a fait écouter ceci.

FOULES (Jérôme Minière)

Je disparais dans la foule
Les grands couloirs devant
Sur des tapis roulants
Me ravissent à moi-même
Je disparais dans la foule
Ce tapis qu’on déroule

Certains me prêtent des pensées
Un visage, un rôle, des désirs
Alors que je ne suis plus moi
Alors que je fais partie d’eux
Que nous nous prêtons au jeu
Chacun un petit peu

Ensemble nos solitudes
Les unes sur les autres
Forment cette foule
Alcool fort qui me saoule
Je disparais dans le moule
Et je ne suis plus seul

(...)

---

Puis, hasard hasard hasard, il m'a passé celle-ci, qui complétait dans les propos:

Voyage En Solitaire (Bashung)

Il voyage en solitaire
Et nul ne l'oblige à se taire
Il chante la terre
Et c'est une vie sans mystère
Qui se passe de commentaire
Pendant des journées entières
Il chante la terre
Mais il est seul

Un jour l'amour
L'a quitté, s'en est allé
Faire un tour
D'l'autr' côté
D'une ville où y avait pas de places pour se garer.

*ceci est le dernier appel pour Montréal, Pékin tu devrais être à bord, connard*

McDoodle a dit...

T'as si raison Manouche.

McDoodle a dit...

J'suis en mode hazard.
Je lis, je conclus.
Ça bash huh ?

Merci Pékin.

Miléna a dit...

Bises, Doodle.

Je passais et j'avais pu envie de me taire comme d'hab. Je prenais congé mais là, je vais p-e revenir.

J'espère que tu vas dormir avec une mésange.

McDoodle a dit...

Mil ! Et quel cadeau ça serait !
Ta visite me fait très plaisir.
Mouah !

É. a dit...

Marde, j'avais raté ce post. Splendide.

McDoodle a dit...

:)