16 décembre 2010

Vent par Proust

Je n'ai pas grand chose d'affiché près de mon Gmac.
Le calendrier de Rosie, figé en novembre et qui me rappelle Willie Nelson in September... et Louis Riel le 16.
Sinon, deux petits papiers de Proust, découpés je ne sais où. J'ai été happée, je n'ai pu m'empêcher de les exposer à mes côtés. Ils se lisent comme suit :

Mademoiselle,
Je reçois votre lettre une heure avant le départ de mon navire. Nous n'avions relâché que pour huit jours, et je ne reviendrai que dans quatre ans. Daignez garder le souvenir de
Votre respectueux et tendre


Honoré

***

« La vie est étrangement facile et douce avec certaines personnes d'une grande distinction naturelle, spirituelles, affectueuses, mais qui sont capables de tous les vices, encore qu'elles n'en exercent aucun publiquement et qu'on n'en puisse affirmer d'elles un seul. Elles ont quelque chose de souple et de secret. Puis, leur perversité donne du piquant aux occupations les plus innocentes, comme se promener la nuit, dans des jardins. »

***

Au jardin, je m'y rends de ce pas.
Attends-moi.

***

5 commentaires:

piedssurterre a dit...

Eléments formateurs à la douleur de devoir apprendre à prendre ses distances avec son propre coeur.

McDoodle a dit...

Ce sobriquet te va si bien.

piedssurterre a dit...

Parfois, il me fait mal, et je confie ma tête aux étoiles.

É. a dit...

Ce n'est que les pieds sur terre qu'on peut appuyer sa tête contre les mondes qui dansent.

helenablue a dit...

Oui, c'est tellement vrai!

Ancrée on peut se donner toutes les libertés...